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Page:Tolstoï - Anna Karénine, 1910, tome 2.djvu/327

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ses aventures avec les jeunes filles et les paysans ; Levine, en paix avec son hôte, se sentit délivré de ses mauvais sentiments envers lui.


CHAPITRE XIV


Vers dix heures du matin, après avoir fait sa ronde à la ferme, Levine frappait à la porte de Vassinka.

« Entrez, dit celui-ci, excusez-moi, mais je termine mes ablutions.

— Ne vous gênez pas. Avez-vous bien dormi ?

— Comme un mort.

— Que prenez-vous le malin, du café ou du thé ?

— Ni l’un ni l’autre, je déjeune à l’anglaise. Je suis honteux d’être ainsi en retard ! Ces dames sont sans doute levées ? Ne serait-ce pas le moment de faire une promenade ? vous me montrerez vos chevaux ? »

Levine y consentit volontiers ; ils firent le tour du jardin, examinèrent l’écurie, firent un peu de gymnastique, et rentrèrent au salon.

« Nous avons eu une chasse bien amusante, dit Weslowsky s’approchant de Kitty installée près du samovar. Quel dommage que les dames soient privées de ce plaisir ! »

« Il faut bien qu’il dise un mot à la maîtresse de la maison », pensa Levine, déjà ennuyé de l’air conquérant du jeune homme.

La princesse causait avec la sage-femme et Serge