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de la science, de l’art (sans parler du service de Dieu) — quel qu’il soit, ne peut s’atteindre par l’union avec l’objet de l’amour dans le mariage ou hors du mariage, mais au contraire, que l’amour et l’union avec l’objet de l’amour (de quelque façon, en vers ou en prose, qu’on tâche de prouver le contraire) ne facilitera jamais l’atteinte du but digne de l’homme, mais toujours la rendra plus difficile.

Voilà pour le cinquième point.

Tel est l’essentiel de ce que j’ai pensé et voulu dire dans ma nouvelle. Il me semblait qu’on pouvait discuter sur les moyens de remédier aux maux qu’ont montrés ces propositions, mais qu’on ne pouvait être en désaccord avec elles. Il me semblait impossible qu’on pût être en désaccord avec ces propositions : lo parce qu’elles sont en tout conformes avec les progrès de l’humanité qui va toujours de la dépravation à la chasteté de plus en plus grande, avec la conscience morale de la société, et avec notre conscience qui condamnent toujours la dépravation et estiment la chasteté. 2o parce que ces propositions ne sont que les conclusions inévitables de la doctrine de l’évangile que nous professons, ou au moins admettons, même inconsciemment, comme base de nos conceptions morales.

Mais il en a été autrement.

Personne, il est vrai, ne contredit directement