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VI

Dix années s’écoulèrent. Jules ne rencontra plus Pamphile, et peu à peu s’effacèrent de sa mémoire et leur rencontre et l’impression qu’il avait eue de lui et de la vie chrétienne.

La vie de Jules allait son train ordinaire. Son père était mort et il s’était chargé de toutes les affaires. Le commerce était très compliqué ; il avait des clients et des vendeurs en Afrique, des employés dans la ville, des créances à faire toucher, des paiements à effectuer. Malgré lui Jules s’était entièrement voué aux affaires et leur donnait tout son temps. D’un autre côté parurent de nouveaux soucis. Il avait été appelé à une charge civique, et cette nouvelle occupation flattait son amour-propre et lui donnait beaucoup de plaisir.

Outre ses propres affaires, il s’occupa donc de la chose publique, et, comme il était doué d’élo-