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Page:Talmeyr - La franc-maçonnerie et la révolution française.djvu/76

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LA FRANC-MAÇONNERIE

je ne les ai pas entendu délibérer dans le Conseil, et j’ai toujours pensé qu’un parti occulte et puissant mettait la main à tout cela, à l’insu de ce Conseil, et même du maire qui le présidait[1]. » Et nous arrivons ainsi à ce 21 janvier 1793, où, au milieu d’un déploiement de force armée comme on n’en avait encore jamais vu, dans une ville où, sur quatre-vingt mille citoyens réguliers, il n’y en a pas deux mille voulant la mort du Roi, on fait cependant tomber la tête du Roi, comme on exécutait déjà symboliquement, depuis plus de trente ans, dans les Loges, le mannequin de Philippe le Bel !

Eh ! bien, Mesdames et Messieurs, est-ce qu’une conclusion ne s’impose pas après ces faits ?… Si la Révolution, que personne ne confond avec l’évolution, n’est pas le grand mouvement humain auquel beaucoup d’honnêtes gens ont cru et croient encore, si elle n’est pas ce grand fait social provenant naturellement d’intérêts et de besoins profonds, et si,

  1. G. Lenôtre, Marie-Antoinette. Relation du municipal Goret. Paris, Perrin.