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Page:Talmeyr - La franc-maçonnerie et la révolution française.djvu/67

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ET LA RÉVOLUTION FRANÇAISE

Révolution, qui écrase enfin le Roi, manque, ce jour-là, d’être écrasée par lui, et un témoignage capital, que pas un historien n’a relevé, mais qui semble des plus sérieux, doit être signalé ici. Que Louis XVI n’eût pas envoyé, de l’Assemblée, l’ordre de cesser le feu aux défenseurs des Tuileries, et il n’est plus douteux, aujourd’hui, que la Révolution était perdue. Au lieu d’être ce qu’elle est devenue, elle n’eût plus été qu’une crise comme en avait déjà traversées la Monarchie ! Que Louis XVI, d’ailleurs, ait pu envoyer cet ordre, qui était sa perte certaine, à la minute précise où sa victoire ne pouvait plus faire de doute, personne ne l’a jamais compris, même en sachant jusqu’où sa faiblesse pouvait aller ! Napoléon, qui assistait à l’affaire, en était encore confondu d’étonnement à Sainte-Hélène. Il en poussait encore une exclamation de stupeur quand il y pensait dans son île, et c’est surtout ici que les historiens, pour expliquer l’inexplicable, en appellent tous à des raisons mystiques. Or, d’après le témoignage du député