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Page:Sully Prudhomme - Poésies 1866-1872, 1872.djvu/202

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Lors elle sera peut-être la seule
          Qui m’aime toujours,
Et je m’en irai dans son chant d’aïeule
          Vers mes premiers jours,

Pour ne pas sentir, à ma dernière heure,
          Que mon cœur se fend,
Pour ne plus penser, pour que l’homme meure
          Comme est né l’enfant.

Vous qui m’aiderez dans mon agonie,
          Ne me dites rien ;
Faites que j’entende un peu d’harmonie,
          Et je mourrai bien.