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Page:Sully Prudhomme - Poésies 1866-1872, 1872.djvu/148

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Si bien qu’un jour, de porte en porte,
Le jeune homme frappa, criant :
« Qu’une de vous me la rapporte,
La fleur qu’elle a prise en riant ! »

Mais les portes demeuraient closes.
Une à la fin pourtant s’ouvrit ;
Alors en lui montrant des roses :
« C'est ton rosier qui refleurit,

« Lui dit une voix tendre et pure.
J'ai sauvé le dernier rameau,
Et j’en ai fait cette bouture,
Pour te le rendre un jour plus beau. »[1]


  1. (Note de Wikisource) Variante des deux dernières strophes :

    Mais les portes demeuraient closes.
    Une à la fin pourtant s’ouvrit :
    « Ah ! Viens, dit en montrant des roses
    Une vierge qui lui sourit ;

    Je n’ai rien pris pour ma parure ;
    Mais sauvant le dernier rameau,
    Vois ! J’en ai fait cette bouture,
    Pour te le rendre un jour plus beau.