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Page:Sully Prudhomme - Œuvres, Poésies 1865-1866.djvu/253

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Du reste de son souffle il vit une seconde,
Et les fusils couchés se sont relevés droits :
Alors, ô foi sublime ! un bras qui sort de l’onde
Ébauche dans l’air vide un grand signe de croix.

J’admirais le soldat qui dans la mort s’élance
Fier, debout, plein du bruit des clairons éclatants !
De quelle race es-tu ? toi qui, seul, en silence,
Te baisses pour mourir et sais mourir longtemps !