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Page:Sully Prudhomme - Œuvres, Poésies 1865-1866.djvu/226

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SÉSAME


 
Quand chaque nuit d’ardente veille
Avancerait d’un jour ma mort,
Ma volonté serait pareille
D’ébranler le cœur par l’oreille,
Et je mourrais dans un accord.

J’ai bien payé dans ma journée
Le tribut des bras au labour ;
La nuit change ma destinée,
Et dans mon âme illuminée
Seul je descends avec amour.