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Page:Sully Prudhomme - Œuvres, Poésies 1865-1866.djvu/177

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LA POINTE DU RAZ


 
Au bout du sombre Finistère,
D’énormes rochers au pied noir
Protègent contre l’eau la terre.
On les entend parler le soir :

« Hélas ! depuis combien d’années
Brisons-nous l’onde au même lieu ?
Toutes les pierres sont damnées,
Les vivants seuls plaisent à Dieu.

« Pour qui faisons-nous sentinelle ?
Pour des favoris étrangers !
Et notre ruine éternelle
Garantit leurs toits passagers.