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Page:Sue - La Bonne aventure, Tome 3, 1851.djvu/94

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mystique engouement des nonnes pour leur directeur.

Les jeunes femmes et les jeunes gens fuyaient volontiers comme une peste d’ennui le petit Coblentz, et après être venus saluer madame de Morsenne, ils se rendaient de préférence dans ce qu’on appelait le salon bleu, où trônait de son côté la jeune duchesse de Beaupertuis.

Cette coterie réunissait les femmes les plus à la mode. On y parlait toilette, Opéra, romans nouveaux, musique, chasse, chevaux, et surtout galanterie, toutes les petites médisances envenimées, toutes les découvertes scandaleuses à l’endroit des ruptures, des rapprochements ou des nouveaux engagements pris entre celles-ci et ceux-là ; toute