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Page:Sue - La Bonne aventure, Tome 3, 1851.djvu/73

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les funestes tendances d’Anatole, vous ayez, dans un premier moment de frayeur, vaguement cherché à expliquer par mes paroles le sens de l’horrible et folle prédiction qu’on vous a faite. Mon Dieu ! encore une fois, ces écarts de la pensée ne se raisonnent pas, ils sont, parce qu’ils sont... Mais ma pauvre enfant, cette part justement faite à l’infirmité de l’esprit humain, vous m’avouerez, n’est-ce pas, et vous l’avez dit vous-même, que le plus simple bon sens doit vous rassurer ? Voyons, là, franchement (et ce sont vos paroles que je rappelle), si méchant, si odieux, si scélérat qu’on puisse supposer Anatole, en quoi et comment peut-il devenir votre bourreau, vous faire mourir sur l’échafaud ? Songez donc aux garanties que vous donne le présent et le passé. Fille chérie de vos