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Page:Stevenson - Le Mort vivant.djvu/54

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suite ? Qu’est-ce qui t’empêcherait de dire que l’oncle Joseph et moi sommes allés reprendre des forces à Paris ?

— Allons ! ne dis pas de folies ! répliqua Maurice.

— Non ! mais enfin, réfléchis un peu ! fit Jean. Regarde un peu autour de toi ! Cette maison est une vraie étable à porcs, et si lugubre, et si humide ! Tu l’as dit toi-même, tout à l’heure, qu’elle était humide !

— Seulement au charpentier ! précisa Maurice ; et je ne l’ai dit que pour obtenir un rabais ! En vérité, maintenant que nous sommes ici, je dois avouer qu’on a vu pis que cela !

— Et que ferai-je de moi ? gémit la victime. Pourrai-je au moins, inviter un camarade ?

— Mon cher Jean, si tu ne juges pas que la tontine mérite un léger sacrifice, dis-le, et j’envoie l’affaire au diable !

— Es-tu bien sûr des chiffres, au moins ? demanda Jean. Allons ! poursuivit-il avec un profond soupir, aie soin de m’envoyer régulièrement le Lisez-moi ! et tous les journaux pour rire ! Et, ma foi, en avant la musique !

À mesure que l’après-midi s’avançait, le cottage se souvenait plus intimement de son marais natal ; un froid aigre envahissait toutes ses pièces ; la