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Page:Stevenson - Le Mort vivant.djvu/44

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— Oui, et l’onde Joseph est mort aussi ! dit Jean.

— Il n’est pas mort si je ne le veux pas ! répondit Maurice.

— Eh bien ! fit Jean, admettons que l’oncle Masterman soit mort ! En ce cas, nous n’avons qu’à dire la vérité, et à sommer Michel de faire de même !

— Tu prends toujours Michel pour un imbécile ! ricana Maurice. Ne peux-tu donc pas comprendre qu’il y a des années qu’il a préparé son coup ? Il a tout sous la main : la garde-malade, le médecin, le certificat tout prêt, mais avec la date en blanc. Que nous révélions seulement l’affaire qui vient d’arriver, et je te parie que, dans deux jours, nous apprendrons la mort de l’oncle Masterman ! Oui, mais écoute bien, Jean ! Ce que Michel peut faire je peux le faire aussi. S’il peut me monter un bluff, je peux, moi aussi, lui en monter un ! Si son père doit vivre éternellement, eh bien ! par Dieu, mon oncle fera de même !

— Et que fais-tu de la loi, dans tout cela ? demanda Jean.

— Un homme doit avoir quelquefois le courage d’obéir à sa conscience ! répondit Maurice avec dignité.

— Mais supposons que tu te trompes ! Suppo-