Ouvrir le menu principal

Page:Stevenson - Le Mort vivant.djvu/331

Cette page a été validée par deux contributeurs.


avoir compris aussi, il a déjà été largement payé. Et puis, pour vous parler en toute franchise, je ne vois pas ce que quelqu’un aurait à gagner à un scandale public. Moi, pour ma part, je ne pourrais qu’y perdre. Et je ne saurais au contraire trop bénir une aventure qui m’a valu le bonheur de faire votre connaissance ! Déjà vous avez eu la bonté de m’envoyer deux clients…

Michel rougit.

— C’était le moins que je pouvais faire pour m’excuser de certain dérangement qui vous est venu un peu par mon fait ! murmura-t-il. Mais il y a encore quelque chose qu’il faut que je vous dise ! Je ne voudrais pas que vous eussiez trop mauvaise opinion de mon pauvre Pitman, qui est certainement la personne la plus inoffensive du monde. Ne pourriez-vous pas venir, ce soir même, dîner en sa compagnie ? Au restaurant Verrey, par exemple, vers sept heures. Qu’en dites-vous ?

— J’avais promis de dîner chez un de mes oncles, avec une amie ! répondit Gédéon. Mais je demanderai à en être dispensé pour ce soir… Et maintenant, cher monsieur Finsbury, un dernier point que je tiens à soumettre à votre décision : est-ce que, vraiment, nous ne pouvons rien pour