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Page:Stevenson - Le Mort vivant.djvu/330

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Je vous rachète l’oncle Joseph, voilà tout ! Si c’est lui qui gagne la tontine, elle sera à moi ; si c’est mon père qui la gagne, elle sera à moi également : de telle façon que je n’ai pas trop à me plaindre de la combinaison !

— Maurice, mon pauvre vieux, ceci te la coupe ! commenta le Grand Vance.

— Et maintenant, monsieur Forsyth, reprit Michel en s’adressant au personnage muet, vous voyez réunis devant vous tous les criminels que vous étiez si désireux de retrouver ! Tous à l’exception de Pitman, cependant ! Pitman, voyez-vous ! a une mission sociale : il s’est voué à la régénération artistique de la jeune fille. Aussi me suis-je fait un scrupule de le déranger, à une heure où je le sais particulièrement occupé. Mais vous pourrez, si vous voulez, le faire arrêter dans son pensionnat : je connais l’adresse, et vous la dirai volontiers. Et quant au reste de la bande, la voici devant vos yeux, et je crains que le spectacle n’ait rien de séduisant. À vous de décider ce que vous allez faire de nous !

— Rien du tout, monsieur Finsbury ! répondit Gédéon. Je crois avoir compris que c’est ce monsieur — et il désignait Maurice, — qui a été, comme nous disons dans notre jargon, le fons et origo de toute l’aventure ; mais, à ce que je crois