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ciation. Un secrétaire de Michel vint apporter les pièces, les signatures furent dûment apposées, et ainsi Joseph Finsbury, une fois de plus, se trouva un homme libre.

— Et maintenant, mes amis, écoutez ce que je me propose de faire pour vous ! reprit alors Michel. Tenez, Maurice et Jean, voici un acte qui vous fait uniques possesseurs de la maison de cuirs ! Et voici un chèque, équivalent à tout l’argent déposé en banque au nom de l’oncle Joseph ! De telle sorte que vous pourrez vous figurer, mon cher Maurice, que vous venez d’achever vos études à l’Institut Commercial. Et, comme vous m’avez dit vous-même que les cuirs remontaient, j’imagine que vous allez bientôt songer à prendre femme. Voici, en prévision de cet heureux événement, un petit cadeau de noces ! Oh ! pas encore le mien ! je verrai à vous donner autre chose quand vous aurez fixé la date du mariage ! Mais acceptez, dès maintenant, ce cadeau… de la part de M. Moss !

Et Maurice, devenu écarlate, bondit sur son chèque.

— Je ne comprends rien à la comédie ! observa Jean. Tout cela me paraît trop beau pour être vrai !

— C’est un simple transfert ! répondit Michel.