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Page:Stevenson - Le Mort vivant.djvu/300

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Le visage de Maurice était devenu d’un gris sale.

— Bah ! dit-il, peu m’importe ! Au contraire, je n’en suis que plus à l’aise pour ne rien cacher. Cet homme a encaissé mon chèque ; c’est un vol, et je veux qu’il me rende l’argent !

— Écoutez-moi, Maurice ! dit Michel. Croyez-vous que je veuille vous mentir ?

— Je n’en sais rien ! répondit Maurice. Je veux mon argent !

— Moi seul ai touché au corps ! dit Michel.

— Vous ? s’écria Maurice, en reculant d’un pas. Mais alors pourquoi n’avez-vous pas déclaré la mort ?

— Que diable voulez-vous dire ? demanda son cousin.

— Enfin, suis-je fou, gémit Maurice, ou bien est-ce vous qui l’êtes ?

— Je crois que ce doit être plutôt, Pitman ! hasarda Michel.

Et les trois hommes se regardèrent, ébahis.

— Tout cela est affreux ! reprit Maurice. Affreux ! Je ne comprends pas un seul mot de ce qu’on me dit !

— Ni moi non plus, parole d’honneur ! dit Michel.

— Et puis, au nom du ciel, pourquoi des favoris et une moustache ? s’écria Maurice en désignant