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Page:Stevenson - Le Mort vivant.djvu/293

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— Oh ! monsieur Finsbury ! je m’étais enhardi jusqu’à espérer… que peut-être vous consentiriez à… m’accompagner ! balbutia Pitman.

— Que je me déguise encore, et un dimanche ! s’écria Michel. Comme vous connaissez peu mes principes de vie !

— Monsieur Finsbury, dit Pitman, je n’ai aucun moyen, je le sais, de vous prouver ma reconnaissance. Mais laissez-moi vous poser une question : si j’étais un riche client, accepteriez-vous de courir le risque ?

— Hé ! mon ami, vous vous imaginez donc que j’ai pour profession de rôder dans Londres avec mes clients déguisés ? demanda Michel. Je vous donne ma parole que, pour tout l’or du monde, je n’aurais pas consenti à m’occuper d’une affaire comme la vôtre ! Mais j’avoue que j’éprouve une véritable curiosité de voir comment vous allez vous comporter dans cette entrevue. Cela me tente ! Cela me tente, Pitman, plus que l’or, entendez-vous ? Je suis sûr que vous serez impayable !

Et il éclata de rire.

— Allons ! mon vieux Pitman, dit-il, il n’y a pas moyen de vous rien refuser ! Préparez tout l’appareil de la mascarade ! À une heure et demie, je serai dans votre atelier.