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Page:Stevenson - Le Mort vivant.djvu/291

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réellement un grand désir de vous rencontrer avec ce personnage ?

— Et pourquoi ne l’éprouverais-je pas ? demanda Pitman.

— Si le susdit facteur souhaite de vous voir, répondit Michel, c’est — aucun doute là-dessus ! — c’est parce qu’il a retrouvé son livre, est allé à la maison où il avait déposé la statue, et — notez bien ceci, Pitman ! — agit maintenant à l’instigation de l’assassin !

— Je serais désolé qu’il en fût ainsi ! dit Pitman. Mais je continue à penser que j’ai le devoir, vis-à-vis de M. Semitopolis…

— Pitman, interrompit Michel, pas de blagues ! N’essayez pas d’en conter à votre conseil légal ! N’essayez pas de vous faire passer pour feu Régulus ! Allons ! je parie un dîner que j’ai deviné votre véritable pensée ! La vérité, Pitman, c’est que vous croyez toujours que l’annonce vient de votre beau-frère Tim !

— Monsieur Finsbury, — répondit le professeur de dessin, dont l’honnête petit visage s’était coloré de nouveau, — vous n’êtes point père de famille et en peine de gagner votre pain quotidien ! Gwendoline, ma fille, grandit ; elle a été confirmée cette année. Une enfant de grandes promesses, autant que j’en puis juger ! Eh bien ! monsieur et