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Page:Stevenson - Le Mort vivant.djvu/290

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relle de sa part ! reconnut Pitman. Mais qui sait si le pauvre homme n’a pas eu l’esprit troublé en Australie ?

— À raisonner de cette façon-là, Pitman, dit Michel, on pourrait également supposer que l’auteur de l’annonce est Sa Majesté la reine Victoria, tout enflammée du désir de vous créer baron. Je vous laisse décider vous-même si cela est probable, et cependant, de même que votre hypothèse touchant l’esprit de votre beau-frère, cela n’a rien de contraire aux lois naturelles. Mais nous n’avons à considérer ici que les hypothèses probables ; de telle sorte que, avec votre permission, nous allons éliminer, d’emblée, Sa Majesté Victoria et votre beau-frère Tim ! Vient maintenant votre seconde idée, à savoir que l’annonce se rapporterait à la perte de la statue. Cela, c’est possible ; mais, en ce cas, de qui viendrait l’annonce ? Pas de l’Italien, puisqu’il sait votre adresse, et pas davantage de la personne qui a reçu la caisse, puisque cette personne ne sait pas votre nom. Le facteur du chemin de fer ? — me direz-vous dans un éclair de lucidité. Oui, cet homme peut avoir appris votre nom au bureau de la gare, il peut s’être trompé sur un de vos prénoms, il peut ne pas connaître votre adresse. Admettons donc le facteur du chemin de fer ! Mais voici une question : éprouvez-vous