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Page:Stevenson - Le Mort vivant.djvu/278

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Bent Pitman ! Bent Pitman est un criminel : et, par conséquent, sa position a des côtés faibles ! Il doit avoir encore gardé une partie des huit cents livres. Il faut, à tout prix, que je l’oblige à partager avec moi ce qui lui en reste ! Et, même s’il ne lui en reste plus rien, eh bien ! je lui raconterai l’affaire de la tontine : et alors, avec un bravo comme ce Pitman dans mon jeu, ce sera bien le diable si je n’arrive pas à un résultat ! »

Tout cela était bel et bon. Mais encore s’agissait-il de mettre la main sur Bent Pitman : et Maurice n’en voyait pas très clairement le moyen. Une annonce dans les journaux, oui, c’était la seule façon possible d’atteindre Pitman. Oui, mais en quels termes rédiger la demande d’un rendez-vous, au nom de quoi, et où ? Faire venir Pitman à Bloomsbury, dans la maison de John Street, serait bien dangereux avec un gaillard de cette sorte, qui, du même coup, apprendrait l’adresse de Maurice, et n’était pas homme à n’en point profiter plus tard contre lui. Fixer le rendez-vous dans la maison de Pitman ? Bien dangereux, cela aussi. Maurice se représentait trop bien ce que devait être cette maison, une sinistre tanière, dans Holloway, avec une trappe secrète dans chacune des chambres ; une maison où l’on pouvait entrer en pardessus d’été et en bottines ver-