Ouvrir le menu principal

Page:Stevenson - Le Mort vivant.djvu/22

Cette page a été validée par deux contributeurs.


commença-t-il un certain soir, après avoir toussé pour s’éclaircir la voix, ce sera, si tu veux bien me le permettre, les notes recueillies par moi, à la suite d’une très importante conversation avec un courrier syrien appelé David Abbas. — Abbas, tu l’ignores peut-être, est le nom latin d’abbé. — Les résultats de cet entretien compensent bien le prix qu’il m’a coûté, car, comme Abbas paraissait d’abord un peu impatienté des questions que je lui posais sur divers points de statistique régionale, je me suis trouvé amené à le faire boire à mes frais. Tiens, voici ces notes !

Mais au moment où, après avoir de nouveau toussé, il s’apprêtait à entamer sa lecture, Maurice fit irruption dans la maison, appela vivement son oncle, et, dès l’instant suivant, envahit le salon, brandissant dans sa main un journal du soir.

Et, en vérité, il revenait chargé d’une grande nouvelle. Le journal annonçait la mort du lieutenant général sir Glasgow Beggar, K. C. S. I., K. C. M. G., etc. Cela signifiait que la tontine n’avait plus désormais que deux membres : les deux frères Finsbury. Enfin, la chance était venue pour Maurice !

Ce n’était pas que les deux frères fussent, ni eussent jamais été, grands amis. Lorsque le bruit