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Page:Stevenson - Le Mort vivant.djvu/218

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plus acceptable, que l’arrivée soudaine de Jimson dans un tranquille village des bords de l’eau, en compagnie d’un grand piano à queue et de la partition inachevée d’Orange Pekoe ? La disparition du susdit maestro, quelques jours plus tard, ne laissant derrière lui qu’un piano, vidé de ses cordes ; cela, assurément, paraîtrait moins naturel. Mais cela même ne serait pas tout à fait inexplicable. On pourrait fort bien, en somme, supposer que Jimson, devenu fou par suite des difficultés d’un chœur en double fugue, avait commencé par détruire son piano, et s’était enfin jeté lui-même dans la rivière. N’était-ce pas là, en vérité, une catastrophe tout à fait digne d’un jeune musicien de la nouvelle école ?

« Pardieu, il faudra bien que ça marche comme ça ! s’écria Gédéon. Jimson va nous tirer d’affaire ! »