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Page:Stevenson - Le Mort vivant.djvu/180

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debout, près de la table, pendant que son jeune maître déroulait sa serviette.

— Je crois, hasarda timidement Michel, que je prendrais volontiers un peu d’eau-de-vie avec de l’eau de seltz.

— Pas du tout, monsieur Michel ! répondit promptement la gouvernante. Du vin rouge et de l’eau !

— Bien, bien, Catherine, on vous obéira ! dit l’avoué. Et pourtant, si vous saviez ce que la journée a été fatigante, au bureau !

— Quoi ? fit la vieille Catherine. Mais vous n’avez pas mis le pied au bureau, de toute la journée !

— Et comment va le vieux ? demanda Michel, pour détourner la conversation.

— Oh ! c’est toujours la même chose, monsieur Michel ! répondit la gouvernante. Je crois bien que, maintenant, ça ira toujours de même jusqu’à la fin du pauvre monsieur ! Mais savez-vous que vous n’êtes pas le premier à me faire cette question aujourd’hui ?

— Bah ! s’écria Michel. Et qui donc vous l’a faite avant moi ?

— Un de vos bons amis, répondit Catherine en souriant : votre cousin, M. Maurice !