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Page:Stevenson - Le Mort vivant.djvu/144

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Pitman, vous y aider jusqu’au bout ! Voyons un peu ! Il y a longtemps que je n’ai pas eu un jour de congé ; demain matin, je préviendrai à mon bureau qu’on ne m’attende pas de toute la journée. De cette façon tout mon temps vous appartiendra, et nous pourrons remettre l’affaire en d’autres mains !

— Que voulez-vous dire ? demanda Pitman. En quelles autres mains ? Aux mains d’un inspecteur de police ?

— Au diable l’inspecteur de police ! répliqua Michel. Si vous ne voulez pas employer le moyen le plus court, qui consisterait à enterrer l’objet, dès ce soir, dans votre jardin, il faudra que nous trouvions quelqu’un qui consente à l’enterrer dans le sien. Bref, nous aurons à transmettre le dépôt aux mains de quelqu’un qui possède plus de ressources avec moins de scrupules.

— Un détective privé, peut-être ? suggéra Pitman.

— Écoutez, mon cher, il y a des moments où vous me remplissez de pitié ! répondit l’avocat. Et, à propos, ajouta-t-il sur un autre ton, j’ai toujours regretté que vous n’eussiez pas un piano, ici, dans votre caverne ! Si vous ne savez pas en jouer vous-même, vos amis pourraient au moins se distraire en faisant de la musique, pendant que vous seriez occupé à tripoter de la boue !