Ouvrir le menu principal

Page:Stevenson - Le Mort vivant.djvu/123

Cette page a été validée par deux contributeurs.


Maurice, pendant qu’un vif afflux de sang lui colorait le visage.

— Sans doute ! sans doute ! lui dit M. Judkin, en fixant de nouveau sur lui son terrible regard.

— Et puis, risqua Maurice, si même vous ne pouvez pas me remettre de grosses sommes, ceci n’est qu’une bagatelle… ces deux cents livres !

— Sans doute, monsieur Finsbury ! répondit M. Judkin. Ce que vous dites est vrai ; et, si vous insistez, je ne manquerai pas de soumettre votre demande à notre conseil d’administration. Mais je crains bien… en un mot, monsieur Finsbury, je crains que cette signature ne soit pas aussi correcte que nous sommes en droit de la désirer…

— Oh ! cela n’a aucune importance ! murmura précipitamment Maurice. Je vais demander à mon oncle de la recommencer. Voyez-vous, poursuivit-il en reprenant un peu d’assurance, — voyez-vous, monsieur, mon oncle est si souffrant qu’il n’a pas eu la force de signer ce chèque sans recourir à mon assistance ; et j’imagine que les différences dans la signature viennent de ce que j’ai dû lui tenir la main.

M. Judkin lança un regard aigu, droit dans les yeux de Maurice. Puis il se retourna vers M. Bell.

— Eh bien ! dit-il, je commence à croire que