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Page:Stevenson - Le Mort vivant.djvu/104

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temps que, fiévreusement, il glissait deux sous dans la main du porteur.

— Eh bien ! monsieur, il y a un baril qui est arrivé à une heure trente, et qui est resté au dépôt jusque vers les trois heures. À ce moment-là, voilà qu’arrive un petit homme, d’un air tout malingre. — j’ai bien idée que ce doit être quelque vicaire, — et qu’il me dit : « Vous n’auriez pas reçu quelque chose pour Pitman ? » — William Bent Pitman, si je me rappelle bien le nom. — « Je ne sais pas au juste, monsieur, que je lui réponds ; mais je crois bien que c’est le nom qui est écrit sur ce baril ! » Le petit homme va voir le baril, et fait une mine ahurie quand il aperçoit l’adresse. Et le voilà qui se met à nous reprocher de ne pas lui avoir apporté ce qu’il voulait. « Eh ! peu m’importe ce que vous voulez, monsieur, que je lui dis ; mais si c’est vous qui êtes William Bent Pitman, il faut que vous emportiez ce baril ! »

— Et l’a-t-il emporté ? s’écria Maurice, respirant à peine.

— Eh bien ! monsieur, reprit tranquillement Bill, il paraît que c’était une grande caisse d’emballage que ce monsieur attendait. Et cette caisse est bien arrivée ; je le sais, parce que c’est le plus grand colis que j’aie jamais vu. Alors, en apprenant ça, ce Pitman a de nouveau fait la grimace.