Page:Simon - La Peine de mort, 1869.djvu/98

Cette page a été validée par deux contributeurs.


Il connaissait les Nayl, à qui il avait souvent prêté sa jument quand elle revenait à vide et qu’ils avaient fait une longue course à pied, car il y a bien cinq lieues de Saint-Allouestre à Bignan. Il essaya d’abord de faire le fin quand il fut interrogé ; il soutint qu’il ne connaissait aucun des frères Nayl, mais cela ne put tenir : on lui prouva clair comme le jour qu’il les connaissait tous trois à merveille. On le menaça, comme de raison, pour avoir voulu mentir. Il fut intimidé, et avoua nettement qu’ils avaient soupé tous les trois chez son maître la veille du crime, qu’ils avaient chacun leur fusil, qu’ils étaient partis avec la bande pour aller chez le maire, qu’il avait même fait un bout de chemin avec eux, mais qu’à l’entrée du bourg on l’avait renvoyé, en lui jetant des pierres, pour le forcer