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ne distingua rien dans l’intérieur ; mais enfin, ses yeux se faisant à l’obscurité, elle aperçut une vieille femme assise sur la pierre du foyer. Sa quenouille était par terre à côté d’elle, et elle tenait un chapelet qu’elle oubliait d’égrener.

« Que le bon Dieu vous donne des forces, » dit Marion en entrant ; mais la veuve ne l’entendit pas. Elle s’approcha jusqu’à la toucher et lui dit : « Je viens vous voir dans votre affliction avec un cœur aussi affligé que le vôtre. » La veuve l’aperçut alors et la regarda un instant. Puis elle détourna la tête avec un geste de la main pour la repousser. « Non, je ne puis m’en aller, dit Marion, et pardonnez-moi de venir vous troubler dans votre douleur : mais c’est plus que ma vie que je vous demande. »