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ton doux et calme. Je viens vous faire mes adieux et vous demander un service.

— Parlez, Marion, lui dis-je ; vous savez que je ferai tout ce que vous voudrez.

— Vous n’êtes pas riche, me dit-elle, et nous… (elle hésita et rougit un peu) nous ne sommes plus que des mendiants à présent. Vous avez été hier payer notre loyer et notre boulanger ; vous vous serez peut-être endetté pour nous ; mais les bons cœurs ne regardent à rien quand il s’agit des autres. À présent, il faut que je parte de mon côté, et mon père doit aller à Caen. Pour moi (elle rougit encore), je n’ai besoin de rien ; mais il faut de l’argent pour mon père. On a bon courage à demander, monsieur Jules, ajouta-t-elle, quand ce n’est pas pour soi qu’on demande. Je suis venue vous prier de