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de fatigue, elle voulut sur-le-champ aller aux renseignements pour savoir ce qu’ils avaient pu déjà révéler. Nous eûmes à traverser presque toute la ville pour nous rendre chez M. Jourdan. Plusieurs personnes qui connaissaient Marion, et qui admiraient son dévouement modeste, l’arrêtèrent pour la féliciter. « Oui, oui, disait-elle, j’espère que le bon Dieu aura pitié de nous à la fin. » Par malheur, M. Jourdan n’avait rien de bon à nous apprendre. « Je les ai vus avant-hier et ce matin, nous dit-il, et, entre nous, ce sont de véritables brigands. Ils essayent à présent de faire montre de leurs principes politiques, quoiqu’il soit aisé de voir que la politique n’a jamais été pour eux qu’un prétexte. Un parti est bien malheureux d’être invoqué par de tels hommes ; mais