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mîmes plusieurs heures à les parcourir. C’était une de ces grandes abbayes, où venaient autrefois s’ensevelir les filles nobles, et qui ressemblaient plutôt à un palais qu’à un monastère. Nous trouvâmes dans une espèce de cloître souterrain des lits de fougère encore fraîche et des traces de feu récemment éteint. Il n’y avait plus de doute ; ceux que nous cherchions venaient là ; c’était un de leurs repaires ; mais là, comme dans les landes du Ménéhom, notre présence ne suffirait-elle pas pour les écarter ? Marion sortit des ruines avec moi, me suivit jusqu’à Plumelec (il n’y a qu’une demi-lieue), et m’avertit qu’elle retournerait seule à Locmaria dans la nuit en passant par les prés pour ne pas être rencontrée. Je lui dis que je ne la laisserais pas aller seule, qu’il