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condamnés descendaient par une autre porte, environnés de gendarmes. Marion fendit la foule et se jeta au cou de son mari. Comme il avait les menottes aux mains et que son émotion le faisait défaillir, il fut soutenu par un vieux brigadier de gendarmerie, dont une grosse larme mouilla la moustache.

La mère s’approchait aussi toute tremblante pour embrasser ses enfants ; mais M. Jourdan fut au-devant d’elle en me criant de ramener Marion ; et il leur fit comprendre, non sans peine, qu’il valait mieux aller à la prison et éviter la foule. Un huissier arrivait dans le même moment porteur des mêmes instructions de la part du président des assises. Il était chargé de dire à la famille que tout accès lui serait donné auprès des prisonniers, et que, s’ils se décidaient à signer