Page:Simon - La Peine de mort, 1869.djvu/119

Cette page a été validée par deux contributeurs.


— J’ai fait comme les autres, répondit-il ; mais pour l’assassinat, ni moi ni mes frères n’y avons trempé ; nous nous serions fait tuer pour l’empêcher.

— Taisez-vous, dit impérieusement le président, au moins pas d’hypocrisie. »

On fit entendre plusieurs témoins pour démontrer que les frères Nayl étaient depuis huit jours avec les réfractaires du canton de Saint-Jean-Brévelay ; qu’ils avaient accompagné la bande à Kerdroguen, et soupé chez le meunier, et qu’enfin ils étaient entrés avec les autres dans la maison du maire.

Ces dépositions, qui portaient sur des faits connus et avoués, n’offraient aucun intérêt. Les voisins attestèrent qu’ils n’avaient rien entendu, ce qui prouvait qu’il n’y avait pas