Page:Simon - La Peine de mort, 1869.djvu/115

Cette page a été validée par deux contributeurs.


et que les dispositions du jury n’étaient pas bonnes. Je m’aperçus, en effet, que pendant la lecture de cette pièce, qui était fort longue, les impressions de l’auditoire devenaient de plus en plus hostiles. Il n’y avait là que des habitants de la ville, pour lesquels un chouan était un ennemi, et qui, n’entendant parler depuis plus d’un an que de vols à main armée, d’assassinats, d’incendies, de bandes parcourant la campagne, étaient animés du désir de mettre fin à ces désordres par une répression sévère. Le mouvement de pitié excité par la famille des accusés à son entrée dans la salle fut bien vite oublié quand on entendit les émouvants détails de la mort de M. Brossard. Le procureur du roi s’était fait un devoir de raconter tout ce qui pouvait être