Page:Silvestre - Les Ailes d’or, 1891.djvu/286

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



Les soirs et les matins ont lassé ma paupière,
Et mon esprit n’attend plus rien de leur retour :
— Après le jour la nuit — l’ombre après la lumière —
— Le doute après la foi — l’amour après l’amour !

— Sur chaque espoir déçu l’espoir qui recommence !
— Sur tout désir vaincu quelque désir vainqueur !
L’heure ne porte, en soi, que la vaine semence
De tout ce qui fleurit aux ruines du cœur.