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LES AILES D’OR

Ne croyez pas que ma peine récente
Du temps espère un rapide secours :
J’ai trop souffert pour ne souffrir toujours…
Tout m’est douleur, quand je pense à l’absente.

De l’espérance en mon cœur renaissante
J’ai repoussé la cruelle pitié :
Mon âme en deuil a perdu sa moitié…
Tout m’est douleur quand je pense à l’absente !