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mettra pas, — et ne le cédera pas au pair le plus fier. — Homphroy de Glocester, tu le verras bien, — malgré ta naissance et ton autorité, — l’évêque ne se laissera pas dominer par toi ; — je te ferai fléchir et plier le genou, — ou je bouleverserai ce pays par la discorde.

Ils sortent.



Scène XXIII.

[La France. Une plaine en Anjou.]


Entrent Charles, Bourgogne, Alençon, la Pucelle et des troupes en marche.



CHARLES.

— Ces nouvelles, messeigneurs, doivent relever nos esprits abattus. — On dit que les puissants Parisiens se révoltent — et reviennent au martial parti des Français.


ALENÇON.

— Marchez donc sur Paris, royal Charles de France, — et ne retenez pas votre troupe dans l’inaction.


LA PUCELLE.

— Que la paix soit avec eux, s’ils reviennent à nous ! — Sinon, que la ruine s’attaque à leurs palais I


Entre un messager.



LE MESSAGER.

— Succès à notre vaillant général, — et prospérité à ses partisans !


CHARLES.

— Quel avis envoient nos éclaireurs ? Parle, je te prie.


LE MESSAGER.

— L’armée anglaise, qui était divisée — en deux corps, est maintenant réunie en un seul, — et veut vous livrer bataille sur-le-champ.