Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1873, tome 12.djvu/268

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



BASSET.

— Misérable, tu sais que, d’après la loi des armes, — c’est la mort pour qui tire ici l’épée ; — autrement, ce coup ferait jaillir le plus pur de ton sang. — Mais je vais trouver Sa Majesté, et lui demander — la liberté de venger cet affront. — Tu verras alors : je te rejoindrai, et tu me le paieras cher.


VERNON.

— C’est bon, mécréant, je serai près du roi aussitôt que toi, — et ensuite, je te rejoindrai plus tôt que tu ne voudras.

Ils sortent.



Scène XV.

[Paris. La salle du couronnement.]


Entrent le roi Henry, Glocester, Exeter, York, Suffolk, Somerset, Winchester, Warwick, Talbot, le Gouverneur de Paris et autres.



GLOCESTER.

— Lord évoque, mettez la couronne sur sa tête.


WINCHESTER.

— Dieu sauve le roi Henry, sixième du nom !


GLOCESTER.

— Maintenant, gouverneur de Paris, prononcez votre serment.

Le gouverneur s’agenouille.

— Jurez de ne reconnaître d’autre roi que lui, — de n’estimer comme amis que ses amis, — et comme ennemis que ceux qui méditeraient — de malicieux attentats contre son pouvoir. — Vous tiendrez parole, et que le Dieu juste vous assiste !

Sortent le gouverneur et sa suite.