Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1873, tome 12.djvu/186

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


tement quelques-uns de ses conseillers — pour conférer avec nous et les examiner de nouveau — avec une plus grande attention, et aussitôt, nous — signifierons notre agrément et notre réponse définitive.


LE ROI HENRY.

— Volontiers, frère. Allez, oncle Exeter, — frère Clarence, et vous, frère Glocester, — Warwick, Huntingdon, allez avec le roi ; — vous avez plein pouvoir pour ratifier, — étendre ou modifier nos demandes, selon que vos sagesses — le jugeront conforme à notre dignité ; — ajoutez ou retranchez, — nous y souscrivons d’avance. Voulez-vous, aimable sœur, — aller avec les princes ou rester céans avec nous ?


LA REINE ISABEAU.

— Mon gracieux frère, j’irai avec eux. — La voix d’une femme pourra être bonne à quelque chose, — si l’on insiste sur certains articles trop rigoureux.


LE ROI HENRY.

— Au moins laissez-nous ici notre cousine Catherine. — Elle est pour nous l’article capital et figure — en tête de nos demandes.


LA REINE ISABEAU.

Elle est libre.

Tous sortent, excepté Henry, Catherine et sa dame d’honneur.



LE ROI HENRY.

Charmante, très-charmante Catherine, — daignerez-vous enseigner à un soldat de ces mots — qui pénètrent l’oreille d’une femme — et plaident la cause de l’amour près de son tendre cœur ? —


CATHERINE.

Votre Majesté se moquera de moi ; je ne sais pas parler votre Angleterre.


LE ROI HENRY.

Ô charmante Catherine, si vous voulez m’aimer de tout