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FLUELLEN.

J’y vais.

Il sort.



LE ROI HENRY.

— Milord de Warwick, et vous, mon frère Glocester, — suivez de près Fluellen. — Le gant que je lui ai donné comme un insigne — pourrait bien lui valoir un soufflet. — C’est le gant du soldat que, d’après la convention, je devais — moi-même porter. Suivez le bon cousin Warwick ; — si ce soldat le frappe (et je juge — à ses brusques allures qu’il tiendra sa parole), — quelque mésaventure subite pourrait en résulter. — Car je connais Fluellen pour un vaillant ; — mû par la colère, il prend feu comme la poudre à canon, — et il rendra vite injure pour injure. — Suivez-le, et veillez à ce qu’ils ne se fassent pas de mal. — Venez avec moi, oncle Exeter.

Ils sortent.



Scène XIX.

[Devant la tente du roi Henry.]


Entrent Gower et Williams.



WILLIAMS.

Je gage que c’est pour vous faire chevalier, capitaine.


Entre Fluellen.



FLUELLEN, à Gower.

Au nom de Tieu et de son pon plaisir, je vous adjure de vous rendre au plus vite auprès du roi ; il s’agit de votre pien plus peut-être que votre intellect ne se l’imagine.


WILLIAMS, montrant le gant que Fluellen porte à son chapeau.

Monsieur, connaissez-vous ce gant-là ?