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BEDFORD.

— Le roi est lui-même monté à cheval pour reconnaître leurs positions.


WESTMORELAND.

— Ils ont au moins soixante mille combattants.


EXETER.

— C’est cinq contre un ; en outre, toutes leurs troupes sont fraîches.


SALISBURY.

— Que le bras de Dieu combatte avec nous ! c’est une terrible disproportion. — Dieu soit avec vous tous, princes ! Je vais à mon poste. — Si nous ne devons plus nous retrouver qu’au ciel, — en bien, séparons-nous pleins de joie !… Mon noble lord de Bedford, — mon cher lord Glocester, mon bon lord Exeter…

À Westmoreland.

— Et vous, mon aimable parent, vous tous, guerriers, adieu !


BEDFORD.

— Adieu, bon Salisbury, que la bonne chance soit avec toi !


EXETER.

— Adieu, généreux lord, combats vaillamment aujourd’hui ; — mais je te fais injure, en t’exhortant de la sorte, car tu es pétri de la plus solide et de la plus réelle valeur !

Sort Salisbury.

BEDFORD.

— Il a à la fois la valeur et la générosité — d’un prince.


WESTMORELAND.

Oh ! que n’avons-nous ici pour le moment — dix mille de ces hommes d’Angleterre — qui ne font rien aujourd’hui (32) !


Entre le roi Henry.



LE ROI HENRY.

Qui donc émet ce vœu ? — Mon cousin Westmoreland ! Non, mon beau cousin : — si nous sommes marqués pour