Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1873, tome 12.djvu/120

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



CATHERINE.

Non, je réciteray à vous promptement. De hand, de fingres, de mails.


ALICE.

De nails, madame.


CATHERINE.

De nails, de arme, de ilbow.


ALICE.

Sauf votre honneur, de elbow.


CATHERINE.

Ainsi, dis-je : de elbow, de nick et de sin. Comment appelez-vous le pied et la robe ?


ALICE.

De foot, madame, et de coun.


CATHERINE.

De foot et de coun ? Ô Seigneur Dieu ! ces sont mots de son mauvais, corruptible, grosse et impudique, et non pour les dames d’honneur d’user. Je ne voudrois prononcer ces mots devant les seigneurs de France, pour tout le monde. Il faut de foot et de coun, néant-moins. Je réciterai une autre fois ma leçon ensemble : de hand, de fingres, de nails, de arm, de elbow, de nick, de sin, de foot, de coun.


ALICE.

Excellent, madame !


CATHERINE.

C’est assez pour une fois. Allons-nous à disner.

Elles sortent (22).


Entrent le roi de France, le Dauphin, le duc de Bourbon, le Connétable de France et d’autres.



LE ROI DE FRANCE.

— Il est certain qu’il a passé la Somme.


LE CONNÉTABLE.

— Et si l’on ne le combat pas, monseigneur, — renon-