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toilette. — Si c’est une honte à tes yeux, mets-la à ma charge ; ainsi, sois joviale ; nous allons partir — pour banqueter et nous amuser chez ton père…

À Grumio.

— Va, appelle mes gens et mettons-nous en route ; — amène nos chevaux au bout de la grande allée ; — c’est là que nous monterons en selle ; nous irons à pied jusque-là… — Voyons, il est, je crois, environ sept heures, — nous pouvons fort bien arriver là-bas pour dîner.


Catharina.

— J’ose vous assurer, monsieur, qu’il est près de deux heures ; — et nous n’arriverons pas avant l’heure du souper.


Petruchio.

— Il sera sept heures avant que je monte à cheval. — Voyez, dans ce que je dis, ou fais, ou veux faire, — vous êtes toujours à me contrecarrer…

À ses gens.

Mes maîtres, laissez-nous, — je ne partirai pas aujourd’hui ; et quand je partirai, — il sera l’heure qu’il me plaira de dire.


Hortensio.

Oui-dà ? ce galant-là veut commander au soleil !

Ils sortent (19).

Scène IX.

[Devant la maison de Baptista.]


Entrent Tranio et le Pédagogue sous le costume de Vincentio.

Tranio.

— Monsieur, voici la maison ; vous plaît-il que j’appelle ?