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— sur les brisants ma barque épuisée par la tourmente… — À ma bien-aimée !

Il boit.

L’apothicaire ne m’a pas trompé, — ses drogues sont actives… Ainsi je meurs sur un baiser.

Il meurt.

(Éd. 1597.)

(136) Après ce vers, l’édition de 1597 ajoute :

— Quel est celui qui si tard fraternise avec les morts ?

(137) Texte primitif : « Si je le troublais dans son entreprise. »

(138) Au lieu des cinq vers qui précèdent, l’édition de 1597 n’a que ce seul vers, dit par Laurence :

« Alors il faut que j’accoure. J’ai dans l’esprit un mauvais pressentiment. »

(139) Texte primitif : « Ah ! quelle heure fatale — a donc été complice d’un si noir péché ! »

(140) Voici les dernières paroles que le drame original faisait dire à Juliette :

Le moine sort.

JULIETTE.

— Va, sors d’ici ! car moi, je ne m’en irai pas. — Qu’est ceci ? une coupe qu’étreint la main de mon amant ! — Ah ! l’égoïste ! il a tout bu ! Il n’en a pas laissé une goutte pour moi !

Rumeur au dehors.

— Du bruit ! alors soyons résolue. — Oh ! heureux poignard, tu vas mettre fin à ma frayeur : — repose dans mon sein !… Ainsi je viens à toi.

Elle meurt.

(141) Texte primitif :


CAPOLET.

— Vois donc, femme. Ce poignard s’est mépris. — Tiens, il a quitté le dos du jeune Montague — pour se fourrer dans la poitrine de ma fille.

(142) Texte primitif :


MONTAGUE.

— Hélas ! mon suzerain, ma femme est morte cette nuit, et le jeune Benvolio est aussi décédé.