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mon cœur, siège joyeuse sur son trône, — et je suis soulagé par d’agréables songes. — J’ai rêvé, etc.

(122) Les deux vers précédents manquent à l’édition de 1597.

(123) Dans la pièce originale, Roméo n’adressait pas à Balthazar cette question si importante qu’il va répéter tout à l’heure :

« Est-ce que tu ne m’apportes pas de lettres du moine ? »

(124) Texte primitif : « Pardonne-moi, seigneur, à moi, ton messager, de t’annoncer une si mauvaise nouvelle. »

(125) Dans le drame original, Roméo ne donnait pas à son page ces instructions. « Tu sais où je loge, procure-moi de l’encre et du papier, — et loue des chevaux de poste, je pars d’ici ce soir. »

(126) Le lecteur verra avec un vif intérêt l’esquisse de ce fameux monologue :


ROMÉO.

— Oui, Juliette, je dormirai près de toi cette nuit. Cherchons le moyen. Autant qu’il m’en souvient, — ici demeure un apothicaire que j’ai souvent remarqué — en passant : sa pauvre échoppe est garnie — d’une chétive collection de boites vides ; un alligator y est accroché ; — de vieux bouts de ficelle et des pains de rose — sont rangés çà et là pour faire étalage. — Tout en le remarquant, j’ai pensé en moi-même : — Si en ce moment un homme avait besoin de poison, — bien que la vente en soit punie de mort à Mantoue, — il pourrait en acheter là. Cette pensée — était un pressentiment de mon besoin présent… C’est par ici qu’il demeure. — Comme c’est fête aujourd’hui, la boutique du misérable est fermée. — Holà ! l’apothicaire ! montre-toi, allons ! »

(127) Texte primitif : « Vingt ducats. »

(128) Texte primitif : « La misère déguenillée pend à tes épaules, — et la famine hideuse s’attache à tes joues. »

(129) Texte primitif : « Mettez ceci dans le liquide que vous voudrez, — et vous serez expédié, eussiez-vous la vie de vingt hommes. »

(130) Texte primitif :