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NOTES

SUR

ANTOINE ET CLEOPATRE ET ROMÉO ET JULIETTE.




(1) La tragédie d’Antoine et Cléopâlre a été imprimée pour la première fois, sans division d’actes ni de scènes, dans l’édition in-folio de 1623 ; elle est l’avant-dernière pièce du volume, où elle prend place entre Othello et Cymbeline. — Les recherches faites par les commentateurs pour fixer l’époque à laquelle elle a été représentée, sont restées jusqu’ici infructueuses : Malone et Chalmers indiquent l’année 1608, mais sans donner de motif sérieux. Antoine et Cléopâtre appartient évidemment au même cycle que Corioïan et Jules César, et j’incline à croire avec M. Knight que la composition des trois pièces romaines occupa la fin de l’existence de Shakespeare. Sans doute cette magnifique trilogie fut le dernier miracle de ce génie tout-puissant, qui, après avoir ressuscité le monde du moyen âge, voulut, avant de disparaître, faire revivre la société antique.

Ainsi que je l’ai dit à l’introduction, l’auteur a suivi minutieusement le récit, de Plutarque. Dès 1579, les Vies des hommes illustres avaient été traduites par sir Thomas North, non sur le texte grec, mais d’après la version française d’Amyot, et, — disons-le avec orgueil, — c’est le travail de notre compatriote qui a