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Entre un garde, ramenant frère Laurence.

TROISIÈME GARDE.

— Voici un moine qui tremble, soupire et pleure. — Nous lui avons pris ce levier et cette bêche, comme il venait de ce côté du cimetière.


PREMIER GARDE.

— Graves présomptions ! Retenez aussi ce moine.


Le jour commence à poindre. Entrent le prince et sa suite.

LE PRINCE.

— Quel est le malheur matinal — qui enlève ainsi notre personne à son repos ?


Entrent Capulet, lady Capulet, et leur suite.

CAPULET,

— Pourquoi ces clameurs qui retentissent partout ?


LADY GAPULET.

— Le peuple dans les rues crie : Roméo !… — Juliette !… Pâris ! et tous accourent, — en jetant l’alarme, vers notre monument.


LE PRINCE.

— D’où vient cette épouvante qui fait tressaillir nos oreilles ?


PREMIER GARDE, montrant les cadavres.

— Mon souverain, voici le comte Pâris assassiné ; — voici Roméo mort ; voici Juliette, la morte qu’on pleurait, — chaude encore et tout récemment tuée.


LE PRINCE.

— Cherchez, fouillez partout, et sachez comment s’est fait cet horrible massacre.


PREMIER GARDE.

— Voici un moine, et le valet du défunt Roméo : —