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Entrent Abraham et Balthazar.

SAMSON.

Voici mon épée nue ; cherche-leur querelle ; je serai derrière toi.


GRÉGOIRE.

Oui, tu te tiendras derrière pour mieux déguerpir.


SAMSON.

Ne crains rien de moi.


GRÉGOIRE.

De toi ? Non, morbleu.


SAMSON.

Mettons la loi de notre côté et laissons-les commencer.


GRÉGOIRE.

Je vais froncer le sourcil en passant près d’eux, et qu’ils le prennent comme ils le voudront.


SAMSON.

C’est-à-dire comme ils l’oseront. Je vais mordre mon pouce en les regardant, et ce sera une disgrâce pour eux, s’ils le supportent (36).


ABRAHAM, à Samson.

Est-ce à notre intention que vous mordez votre pouce, monsieur ?


SAMSON.

Je mords mon pouce, monsieur.


ABRAHAM

Est-ce à notre intention que vous mordez votre pouce, monsieur ?


SAMSON, bas, à Grégoire.

La loi est-elle de notre côté, si je dis oui ?


GRÉGOIRE, bas, à Samson.

Non.


SAMSON, haut, à Abraham.

Non, monsieur, ce n’est pas à votre intention que je